
Confrontés en première ligne aux enjeux écologiques et climatiques, les Légumiers partagent la conviction qu’il n’y a pas d’autre alternative que celle de s’engager sur la voie de la transition agroécologique, garant d’un développement qui renforcera durablement la résilience de la filière.
La filière s’engage à privilégier des pratiques privilégier des pratiques durables et respectueuses de l’environnement.
ENJEU
L’érosion des écosystèmes menace le potentiel productif des productions agricoles. Pollinisateurs, faune auxiliaire, sols vivants et équilibres écologiques sont autant de leviers indispensables à la qualité et à la régularité des récoltes. Convaincus que la performance agronomique et la préservation du vivant sont indissociables, les Légumiers s’engagent à adopter des pratiques favorables aux écosystèmes pour renforcer durablement la résilience de leurs productions.

NOTRE OBJECTIF 2027
75%
des exploitations engagées dans une démarche de certification environnementale
NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES
SUIVI DE L’INDICATEUR
Exploitations légumières engagées dans une certification environnentale

ANALYSE
La filière confirme son engagement en faveur de la certification environnementale qui permet d’attester de la mise en place de pratiques durables tout en permettant une meilleure valorisation des productions. En 2024, la dynamique demeure solide avec 72 % des exploitations engagées dans la production de légumes destinés à l’industrie qui sont aujourd’hui certifiées selon un référentiel environnemental reconnu. Ce niveau témoigne d’un investissement collectif constant, initié dès 2018 à la suite des États Généraux de l’Alimentation. Il résulte d’un travail étroit mené au sein des organisations de producteurs et des services agronomiques des entreprises, qui ont su accompagner les exploitations dans la mise en oeuvre de démarches structurantes, principalement à travers l’adoption de la Certification Environnementale de niveau 2 (CE2), aujourd’hui largement majoritaire dans la filière.

PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?
Si l’objectif de 75 % est presque atteint, la dynamique engagée ne s’arrête pas à la certification. L’ambition des Légumiers vise désormais à promouvoir les pratiques favorables à la biodiversité : allongement et diversification des rotations, implantation d’infrastructures agroécologiques végétales (haies, bandes fleuries, couverts) et promotion du recours aux auxiliaires de culture, dont l’efficacité sera mieux évaluée et soutenue à l’échelle de la filière. En parallèle, la filière s’engage à réduire le recours aux insecticides, en lien avec les travaux menés sur les solutions alternatives.
Enfin, les Légumiers seront vigilants à ce que ces certifications environnementales permettent de valoriser ces pratiques améliorantes.
ENJEU
Le retrait progressif des substances actives de synthèse répond à des enjeux légitimes et partagés : protéger la santé humaine, préserver la qualité de l’eau, des sols et de la biodiversité. Les Légumiers en sont pleinement conscients et assument leur part de responsabilité dans cette transition. Réduire les produits phytosanitaires sans alternative opérationnelle, c’est prendre le risque de fragiliser les productions et d’exposer les récoltes aux bioagresseurs. Le défi est donc de substituer : trouver des solutions agroécologiques efficaces, adaptées à chaque culture et à chaque territoire, capables de maintenir les potentiels productifs tout en assurant une transition réaliste des pratiques.

NOTRE OBJECTIF 2027
100%
des surfaces cultivées avec au moins une solution alternative aux produits phytosanitaires issus de la chimie de synthèse.
NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES
SUIVI DE L’INDICATEUR
Les données actuelles ne permettent pas de calculer l’indicateur tel qu’il a été initialement défini, c’est-à-dire cumulé à la parcelle. Des indicateurs non agrégés permettent toutefois de dresser un état des lieux à date du déploiement des méthodes alternatives.

ANALYSE
Ce premier état des lieux fournit des enseignements précieux sur le niveau d’appropriation des solutions alternatives par les Légumiers.
Sur les 5 principaux légumes destinés à l’industrie (pois, haricot, flageolet, carotte, épinard), représentant 92% des surfaces, 5 types de pratiques se distinguent :
PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?
Résolument engagés dans cette voie, les Légumiers investissent sur trois volets pour accélérer l’émergence d’alternatives et sécuriser l’avenir de la filière :
*Plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures
ENJEU
La production légumière et les activités de transformations agroalimentaires dépendent très fortement de la disponibilité et de la qualité de l’eau. L’agriculture est de plus en plus exposée à des risques liés à l’eau (sécheresses, inondations) et ceux-ci vont s’accentuer du fait du changement climatique. En tant que consommatrices importantes d’eau, les activités agricoles
et agroalimentaires ont aussi un impact potentiel tant sur les volumes que sur la qualité. A cela s’ajoute une concurrence croissante pour l’accès à la ressource : entre usages agricoles, industriels et domestiques, et entre cultures aux besoins et aux calendriers d’irrigation différents, les arbitrages se font plus complexes et les tensions sur les territoires plus vives. Face à la nécessité de préserver cette ressource, les Légumiers s’engagent à adopter une gestion durable de l’eau, essentielle pour l’avenir de la filière.

NOTRE OBJECTIF 2027
60%
des parcelles irriguées en utilisant un moyen de pilotage des apports d’eau.
NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES
SUIVI DE L’INDICATEUR

ANALYSE
Cet état des lieux fournit des enseignements sur le niveau d’utilisation d’outil de pilotage de l’irrigation par les Légumiers. En 2024, année particulièrement pluvieuse, 57% des surfaces ont été irriguées. Avec l‘utilisation d‘un outil de pilotage sur 29% d’entre elles, la filière se situe à la moitié de l’objectif qu’elle s’est fixée à horizon 2027.
Les cultures de haricots et flageolets sont celles qui bénéficient le plus régulièrement d’un outil de pilotage de l’irrigation : utilisé sur 40% des surfaces à l’échelle nationale, et sur 61% des cultures de Nouvelle-Aquitaine. L’objectif est donc atteint pour les haricots dans cette région. L’utilisation d’outils de pilotage de l’eau pour les cultures implantées plus tôt au printemps (pois, carottes, une partie des épinards) est en revanche moins développée car elles sont moins concernées par du stress hydrique.

PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?
Les Légumiers s’inscrivent pleinement dans la transition vers des pratiques plus économes en eau. Les enjeux des prochaines années est de systématiser le pilotage de l’irrigation puis de s’inscrire dans une approche de la gestion de l’eau plus systémique. Cela passe par plusieurs leviers :
Enfin, le travail sur la valorisation des eaux non conventionnelles est également un levier à approfondir via des projets de REUT (Réutilisation des Eaux Usées Traitées) issus des sites industriels.
ENJEU
Les secteurs agricole et agroalimentaire sont particulièrement vulnérables face au changement climatique et à la hausse des événements météorologiques extrêmes. Par leur cycle court et estival, les cultures légumières sont très exposées aux aléas climatiques et le déroulement des campagnes s’en voit fragilisé. Ces événements ont également un impact sur le dégroupage de maturité, qui bouleverse l’approvisionnement des chaînes de production. L’ensemble de la filière se trouve ainsi affecté, et sa productivité dépend désormais de sa capacité à s’adapter structurellement au changement climatique. Si la filière subit de plein fouet ces conséquences, elle y contribue également par l’émission de gaz à effet de serre liée à ses différentes activités à toutes les étapes de sa chaîne de valeur. Pour les Légumiers, l’enjeu est de s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique, d’en atténuer les émissions (engagement 10), afin d’assurer la pérennité et la résilience de la filière.

NOTRE OBJECTIF 2027
60%
des OP ayant recours à une grande diversité de variétés pour mieux répartir le risque climatique.
NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES
SUIVI DE L’INDICATEUR

ANALYSE
L’indicateur actuel a été retenu pour mettre en avant un des leviers employés par la filière pour renforcer la résilience des productions légumières tout au long de la saison. Le recours à un grand nombre de variétés est un levier de résilience climatique déployé chez la moitié des organisations de producteurs pour les cultures de pois et l’objectif est dépassé pour les cultures d’épinards avec 63%.
PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?
L’enjeu pour demain est de transformer la résilience tactique, comme avec le recours au levier variétal, en une stratégie d’adaptation systémique, plus globale. Si la diversité variétale est un levier pour renforcer la résilience des productions légumières tout au long de la saison, la filière reconnaît qu’il ne suffira pas à sécuriser les récoltes futures face à l’accélération du dérèglement climatique.
Pour passer à l’échelle supérieure, les Légumiers ambitionnent de déployer de nouveaux programmes de recherche. Ces travaux permettront d’approfondir les connaissances (références phéno-climatiques, modélisation et scénarios, évolution des bio-agresseurs) de mieux s’adapter à l’échelle de la culture et de concevoir des systèmes multi-performants intégrant ou la gestion des intercultures, du sol, l’agroforesterie ou encore l’agrivoltaïsme.
La concrétisation de ces ambitions reste toutefois conditionnée par l’accès à des guichets de financement dédiés (appels à projets). La filière est activement mobilisée pour faire avancer la recherche et apporter des solutions concrètes et déployables sur le terrain.
Concernant l’indicateur, 2 pistes sont à l’étude pour substituer à l’indicateur actuel.