La rapidité : clé de la fraîcheur des légumes en conserve et surgelés !

Les grandes étapes avant la mise en conserve et surgélation

Dès qu’ils arrivent sur site, les légumes sont vérifiés par un responsable des cultures, qui contrôle la fiche d’identité de la livraison. Si tout est conforme, les légumes sont acceptés et peuvent entrer dans le processus de transformation.

Ils sont alors immédiatement nettoyés : en fonction des légumes, ils peuvent être ventilés pour éliminer les matières végétales légères, ou passer par une machine d’épierrage pour évacuer tout corps étranger qui pourrait encore y être mêlé, puis passent au lavage dans des bacs conçus pour les nettoyer convenablement

Ils sont ensuite préparés en s’adaptant à la diversité de formes des légumes et des formats souhaités : ils sont éventuellement épluchés, découpés, ou bien ébouter à l’aide d’une machine destinée à couper les 2 extrémités du haricot vert.

Ils passent alors au calibrage c’est-à-dire qu’on les trie sous leurs différentes formes, par exemple pour le haricot vert il sera trié selon qu’il est fin, extra fin, etc.

L’étape du blanchiment consiste à soumettre pendant quelques minutes les légumes à haute température (80°C) pour procéder au nettoyage des impuretés, bactéries et enzymes afin de les débarrasser des molécules qui peuvent altérer leur conservation, tout en préservant les qualités des légumes.

La mise en conserve ou l’appertisation

C’est en 1795 que Nicolas Appert, confiseur d’origine champenoise, invente ce procédé de conservation qui va révolutionner notre alimentation. Appelée en toute logique “appertisation”, cette méthode simple mais révolutionnaire à l’époque permet de conserver parfaitement des légumes en les déposant dans un récipient hermétiquement fermé, et en le stérilisant par une cuisson à plus de 100°C.

Une fois blanchis, on procède au remplissage des boîtes avec les légumes et de l’eau, puis les boîtes sont fermées hermétiquement par sertissage assurant une totale étanchéité.

Ces boîtes de légumes sont ensuite placées dans un stérilisateur et chauffées à une température de plus de 120°C pour une durée précise, définies en fonction de chaque légume (20 minutes pour les haricots), pour optimiser la préservation de leurs qualités nutritionnelles stopper à nouveau tout développement microbiologique.

Les boîtes sont ensuite refroidies puis étiquetées selon les normes en vigueur qui mentionnent, entre autres numéros, ceux du lot et de la date limite de consommation optimale, en toute transparence.

Contrairement aux idées reçues, il n’y a aucun conservateur ni additif chimique ou colorant dans les conserves. Les uniques ingrédients ajoutés aux légumes originels sont du sel, de l’eau, voire des aromates ou une faible quantité de sucre pour les petits pois, conformément à la législation.

La surgélation puis la mise en sachet

La méthode de surgélation consiste à conserver les légumes par le froid, c’est en quelque sorte le procédé inverse de l’appertisation.

Après le blanchiment, les légumes sont d’abord refroidis puis passent dans le tunnel de surgélation pendant quelques minutes. Celui-ci est programmé en continu à -40°C, les légumes sont alors saisis par le froid. Ce procédé permet de conserver toutes les propriétés physiques du légume et stopper à nouveau le développement microbiologique. L’objectif étant que la température au cœur des légumes atteigne les -18°C.

Ils sont ensuite stockés dans des containers de grande taille appelés « big bags » en chambre froide, toujours à -18°C.

Les légumes sont ensuite dosés et mis en sachets en fonction des besoins. La date limite de consommation est imprimée sur chaque emballage. Le produit surgelé garde toutes ses qualités pendant environ 2 ans, ce qui conduit à une date limite de conservation, légèrement plus courte que la conserve, environ 4-5 ans.

Les produits ensachés sont stockés dans des entrepôts. Ils doivent continuellement être maintenus à une température de -18°C pendant leur transport et jusqu’au point de vente.

La fabrication de légumes pour l’industrie : répartition des légumes selon leur mode de conservation

En 2025, plus de 2/3 des volumes de légumes livrés aux usines ont été surgelés. Au cours des dix dernières années, les volumes de légumes valorisés en conserve ont diminué de façon continue, tandis que ceux valorisés en surgelé ont progressivement augmenté.

Conserves

Les outils industriels des opérateurs de la filière ne sont pas uniquement dédiés aux légumes, ils transforment également du maïs doux ou des légumes secs. 2/3 des fabrications en légumes sont concentrées sur 3 produits : haricots, petits pois et pois-carottes.

La baisse des volumes produits se poursuit en 2025, avec un recul des fabrications dans toutes les catégories de légumes appertisés.

En 2025, la production de maïs doux concerne en France 17 700 hectares, représente 121 000 tonnes de grains et près de 680 producteurs. Historiquement concentrée dans le Sud- Ouest en raison de conditions agro-climatiques favorables, cette culture se développe également depuis quelques années dans le Nord de la France. Les productions sont en perte de vitesse en 2025, tout comme les fabrications en conserve de maïs doux qui représentent environ 30% des légumes appertisés.

Surgelés

Les légumes « Unilet » représentent 80% des fabrications de légumes surgelés en 2025. Près de 3/4 des fabrications sont concentrées sur 4 produits : haricots verts, petits pois, carottes et épinards (dont broyés, en branche et à la crème).

En 2025, les légumes « Unilet » affichent une diminution de fabrication comparé à l’année dernière.

Si les fabrications de légumes surgelés « Unilet » baissent par rapport à 2024, elles sont toutefois en progression de +5% par rapport à la moyenne quinquennale.
L’essentiel des légumes contribuent à cette croissance des fabrications, en particulier les épinards et les choux (brocolis, choux fleurs). Les fabrications de haricots verts sont en recul.

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