Un des enjeux majeurs de la démarche est de promouvoir une croissance économique durable et partagée, pour permettre à chaque maillon de vivre dignement de son travail. La filière rencontre des difficultés croissantes pour les métiers agricoles et agroalimentaires, à recruter et à répondre à l’enjeu du renouvellement des générations. Pour les légumiers, il est capital de préserver et développer les atouts et savoirfaire productifs français, pour permettre au pays de contribuer à la souveraineté alimentaire européenne.

La filière s’engage à valoriser le travail de tous les acteurs pour une création de valeur juste & une vitalité des territoires.

Engagement #5
Assurer une juste rémunération des acteurs de la filière

ENJEU
Une rémunération juste et équitable pour l’ensemble des acteurs de la filière, producteurs comme industriels, est une condition fondamentale de sa pérennité et de la sécurisation de l’approvisionnement en légumes français. Sans rentabilité
durable, impossible de maintenir les exploitations, de renouveler les générations et de financer les investissements nécessaires à la transition agroécologique, à l’amont comme à l’aval.

NOTRE OBJECTIF 2027

des acteurs en mesure de se rémunérer au-delà du seuil de rentabilité minimal

NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES

  • Evaluer la rémunération des acteurs et ses composantes
  • Assurer les producteurs face aux risques climatiques et sanitaires
  • Accompagner le renforcement des relations contractuelles en s’appuyant sur la loi EGALIM

SUIVI DE L’INDICATEUR

A ce jour, seul l’indicateur caractérisant la rémunération au niveau agricole est disponible.

ANALYSE

En 2023, 70 % des exploitations dégagent une marge nette positive sur l’atelier légumes pour l’industrie, contre 53 % en 2022 et un niveau comparable à 71 % en 2021. Ce résultat marque un retour à une situation économique plus équilibrée pour une majorité de producteurs, après une année 2022 particulièrement dégradée par les aléas climatiques et la hausse générale des coûts de production. L’amélioration observée en 2023 est principalement portée par une forte hausse du produit brut de l’atelier légumes pour l’industrie, soutenue à la fois par des prix plus élevés et de meilleurs rendements, et une progression plus modérée des charges proportionnelles, permettant une amélioration mécanique de la marge brute.

PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?

La juste rémunération des acteurs est une exigence en soit, chaque maillon de la filière doit pouvoir vivre dignement de son travail. Mais elle est aussi la condition pour financer la transition agroécologique, moderniser et décarboner les outils de production et maintenir les capacités de transformation sur les territoires.

Dans un contexte de tensions économiques sans précédent, l’enjeu est d’améliorer le dialogue entre tous les maillons de la chaîne de valeur, sur des bases objectivées. Les observatoires économiques et les références technico-économiques construits par la filière constituent des outils essentiels pour nourrir ces échanges et créer les conditions d’une répartition de la valeur plus équilibrée et durable.

Par ailleurs, face à la multiplication des aléas climatiques et économiques, la filière doit se doter de nouveaux outils de gestion du risque pour sécuriser les revenus et préserver les capacités de production.

C’est à cette condition que la filière pourra maintenir son cap vers une souveraineté alimentaire française et européenne, un enjeu que le contexte international actuel rend chaque jour plus stratégique.

Engagement #6
Pérenniser la production légumière et renforcer l’attractivité des métiers

ENJEU
La filière fait face à une fragilisation progressive de son attractivité, à l’amont comme à l’aval. Du côté de la production, plusieurs facteurs se cumulent : la perte de maîtrise de certains itinéraires techniques, la concurrence économique d’autres cultures dans les rotations, l’évolution des structures agricoles et la raréfaction de la main-d’oeuvre, qui incitent à une simplification des assolements au détriment du légume.
Du côté industriel, la tension sur la main-d’oeuvre, notamment saisonnière, pèse sur la capacité à accompagner le bon déroulement des campagnes agricoles.
Face à ces enjeux, les leviers à mobiliser sont multiples : économiques, sociaux, techniques. Ils doivent être abordés simultanément et à l’échelle de toute la filière pour inverser la tendance, sécuriser les volumes et garantir la pérennité des bassins de production.

NOTRE OBJECTIF 2027

maintenir le nombre de producteurs Légumiers

NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES

  • Fidéliser les producteurs et assurer le renouvellement des générations
  • Fidéliser les salariés saisonniers agricoles & industriels
  • Sensibiliser sur les besoins d’emploi au sein de la filière et les métiers
  • Créer l’enseignement spécifique pour développer les compétences attendues par la filière

SUIVI DE L’INDICATEUR

ANALYSE

Analyse
Le nombre d’exploitations engagées annuellement dans la production de légumes destinés à l’industrie reste globalement stable, malgré des variations d’une année à l’autre. Sur la période, le volume d’exploitations engagées reste proche de l’objectif 2027 de 4 200 exploitations, avec une tendance à la hausse en 2023 et 2024. Cela traduit la capacité de la filière à maintenir un socle d’acteurs impliqués dans la production légumière malgré les incertitudes techniques, économiques et climatiques.

PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?

La juste rémunération des acteurs est une exigence en soi : chaque maillon de la filière doit pouvoir vivre dignement de son travail. Mais elle est aussi la condition pour financer la transition agroécologique, renouveler les outils de production et maintenir les capacités de transformation sur les territoires.
Dans un contexte de tensions économiques sans précédent, l’enjeu est d’améliorer le dialogue entre tous les maillons de la chaîne de valeur, sur des bases objectivées. Les observatoires économiques et les références technico-économiques construits par la filière constituent des outils essentiels pour nourrir ces échanges et créer les conditions d’une répartition de la valeur plus équilibrée et durable.
Par ailleurs, face à la multiplication des aléas climatiques et économiques, la filière doit se doter de nouveaux outils de gestion du risque pour sécuriser les revenus et préserver les capacités de production.
C’est à cette condition que la filière pourra maintenir son cap vers une souveraineté alimentaire française et européenne, un enjeu que le contexte international actuel rend chaque jour plus stratégique.

Engagement #7
Renforcer la souveraineté alimentaire et la valorisation de l’origine France

ENJEU
La souveraineté alimentaire, c’est avant tout la liberté de décider : ce que l’on produit, ce que l’on importe, ce que l’on exporte. Elle n’exclut pas les échanges, elle prône un équilibre où l’on ne subit pas la dépendance et repose sur une condition fondamentale : être capable de produire pour soi-même, pour ne pas se retrouver contraint sur un besoin aussi vital que l’alimentation.
Pour les Légumiers, cette souveraineté passe par des filières productives, compétitives et durables, à même de répondre aux besoins français et européens. Or, cette capacité s’érode : depuis vingt ans, la balance commerciale de la filière se dégrade, témoignant d’une compétitivité fragilisée. Face à ce constat, les Légumiers s’engagent à défendre les productions et transformations françaises, en développant les mentions d’origine France et en renforçant la transparence sur la provenance des ingrédients, pour que les consommateurs puissent, eux aussi, exercer leur part de souveraineté.

NOTRE OBJECTIF 2027

Des achats à domicile labelisés origine France.

NOS CHAMPS D’ACTION PRIORITAIRES

  • Valoriser les productions et transformations françaises
  • Contribuer à la souveraineté alimentaire en développant les produits d’origine France

SUIVI DE L’INDICATEUR

ANALYSE

En 2025, 38% des légumes en conserve et surgelés achetés sont labellisés origine France. La part de l’origine France sur ces produits reste globalement stable depuis 2022. Cet indicateur grimpe à 53% sur le segment des principaux légumes* en conserve. Autre signe encourageant : en surgelé, les légumes français surperforment par rapport au total du marché, avec des volumes en hausse de 5,7% par rapport à 2024.

PLAN D’ACTION 2022-2027

ET APRES ?

Pour franchir le cap des 50 % et faire de l’affichage de l’origine France un levier de notre souveraineté alimentaire, l’enjeu sera double pour transformer l’intention d’achat en acte concret :

Renforcer la pédagogie : mieux communiquer sur les bénéfices de l’origine France auprès des consommateurs (respect des normes sociales françaises, empreinte carbone réduite par la proximité, et sécurité sanitaire de haut niveau). Il s’agit de rendre explicite le lien entre l’acte d’achat et le maintien de l’activité économique dans nos territoires.

Approfondir le dialogue avec les clients : pour que les distributeurs et les restaurateurs fassent de l’origine France un critère de choix.

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